Sexiste la médecine sexuelle?

C’est en tous cas le titre de l’éditorial du Professeur Armand Lequeux dans le bulletin électronique de la Société Francophone de Médecine Sexuelle…

Qui pose la question de la prise en charge prioritaire ces dernières années par la médecine dite sexuelle des dysfonctions masculines (après la dysfonction érectile, traitée par Viagra, Cyalis et consorts, et les injections intra-caverneuses, arrive la dapoxétine intervenant sur les éjaculations précoces…).

Or, quid des « dysfonctions » sexuelles féminines?

Loin de moi bien sûr l’idée de recourir manu militari à la réponse médicale sans aborder  la problématique d’une femme dans sa globalité psycho-corporelle, comportementale, relationnelle et sociale…

Cependant, dixit le Professeur Lequeux, gynécologue, sexologue et auteur entre autres de « Phallus & cerises, La tendre guerre des sexes« , et « Aimer durablement n’est pas plus naturel à l’Homme que la rose au jardin…« , les plaintes d’une femme souffrant d’un déficit d’excitation suite à l’évolution facheuse d’une maladie, et en l’absence de troubles « visibles » et quantifiables tels que des difficultés érectiles (…), risquent d’être peu entendues, voire renvoyées à ses difficultés psychologiques ou relationnelles…

Il s’insurge donc sur une « psychologisation abusive » ayant pour conséquence une absence de moyens mis en oeuvre via la recherche médicale, et entrainant de fait une ignorance scientifique et une impuissance (!) médicale…

« La femme est un homme comme un autre, conclut le Professeur Lequeux, et est en droit d’attendre d’une société scientifique une attention particulière pour lutter contre la discrimination sexiste dont elle est trop souvent victime. »

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