« Je t'aime moi non plus… »

Aujourd’hui la chronique sera musicale,mais aussi dédicace, de multiples façons…

Je t’aime moi non plus…

Ce duo très « hot » a fait scandale en 1967, de par l’érotisme avant-gardiste du texte de Gainsbourg (au départ inspiré par Brigitte Bardot) qui ne peut déclarer son amour que par cette formule désormais célèbre, et en dit long sur les contradictions, la feinte ou vraie pudeur et les détours de nombre de relations amoureuses…

Si dans le non-dit réside l’interdit qui permet la transgression, d’aucuns joueront encore la valse-hésitation.

« J’avance d’un grand pas, tu recules de trois »… Mais à ce jeu de dupes beaucoup se sont perdus.

D’autres, dans ce jeu de l’amour et du hasard, se sont retrouvés, au prix « d’un temps perdu qui (pourtant!) ne se rattrape plus », comme l’a magnifiquement chanté Barbara.

« Voilà combien de jours, voilà combien de nuits, Voilà combien de temps que tu es reparti, Tu m´as dit cette fois, c´est le dernier voyage, Pour nos cœurs déchirés, c´est le dernier naufrage, Au printemps, tu verras, je serai de retour, Le printemps, c´est joli pour se parler d´amour, Nous irons voir ensemble les jardins refleuris, Et déambulerons dans les rues de Paris,

Dis, quand reviendras-tu,

Dis, au moins le sais-tu,
Que tout le temps qui passe,
Ne se rattrape guère,
Que tout le temps perdu,
Ne se rattrape plus, Le printemps s´est enfui depuis longtemps déjà, Craquent les feuilles mortes, brûlent les feux de bois, A voir Paris si beau dans cette fin d´automne, Soudain je m´alanguis, je rêve, je frissonne, Je tangue, je chavire, et comme la rengaine, Je vais, je viens, je vire, je me tourne, je me traîne, Ton image me hante, je te parle tout bas, Et j´ai le mal d´amour, et j´ai le mal de toi, Dis, quand reviendras-tu, Dis, au moins le sais-tu, Que tout le temps qui passe, Ne se rattrape guère, Que tout le temps perdu, Ne se rattrape plus,

J´ai beau t´aimer encore, j´ai beau t´aimer toujours,

J´ai beau n´aimer que toi, j´ai beau t´aimer d´amour,
Si tu ne comprends pas qu´il te faut revenir,
Je ferai de nous deux mes plus beaux souvenirs,
Je reprendrai la route, le monde m´émerveille,
J´irai me réchauffer à un autre soleil,
Je ne suis pas de celles qui meurent de chagrin,
Je n´ai pas la vertu des femmes de marins, Dis, quand reviendras-tu, Dis, au moins le sais-tu, Que tout le temps qui passe, Ne se rattrape guère, Que tout le temps perdu,

Ne se rattrape plus… »

 (…)

L’automne est là, avec ses cortèges de frissons, de flamboyance et d’adieux aux douceurs de l’été.

Avant cette avancée dans la pénombre qui gagne et promet des rapprochements ou des éloignements, une petite musique douce et discrète, à l’image d’une amie chère à mon coeur : « Tant de belles choses encore », message d’espoir s’il en faut, de Françoise Hardy..

Au courage des femmes qui avancent contre vents et marées, soeurs, amies et patientes, si patientes, que je salue au passage…

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